Dossiers, the evil within

Analyse : Histoire et Fin de The Evil Within

Lumières éteintes et casque entre les oreilles : cette semaine j’ai profité de jouer au jeu d’horreur The Evil Within que j’avais manqué il y a quelques mois.
Patientait en fait un jeu-vidéo assez exceptionnel, pas forcément pour son aspect survival-horror maintes fois proclamé comme un retour aux sources idéal pour les fans du genre, mais plutôt pour son scénario qui crée un univers riche et cohérent, le tout combiné avec une histoire assez compliquée que j’ai décidé ici de vous interpréter et de vous aider à comprendre, si malheureusement vous n’aviez pas perçu toutes les forces hors-normes de ce jeu.

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La plongée en enfer

Tout commence lorsqu’on incarne le détective Sebastian Castellanos. Ce personnage, propre sur lui et très sûr dans son caractère, figure inévitablement comme un des points clés du jeu. D’abord peu bavard, parfois pas très malin mais puis finalement très bad-ass, il est clairement le genre de flic qui va jusqu’au bout des choses et qu’on aime contrôler !
En effet avec l’histoire de sa fille Lily assassinée dans un incendie et sa femme qui va du coup devenir complètement folle, on ressent un certain engouement très progressif envers Castellanos.

Lui, va arriver avec son fidèle collègue de travail Joseph et sa nouvelle recrue Kidman dans une expédition au sein de l’asile psychiatrique Beacon. Quand il va découvrir le massacre général organisé dans cet asile, il sera possédé par le méchant Ruvik qui va le “téléporter” vers un autre endroit. Il venait pourtant de retrouver le docteur le menant vers sa quête. Car, pour connaître les mésaventures au sein de l’hôpital psychiatrique de Krimson City, il doit savoir ce que voulait le dernier survivant de ce massacre, qui est le Docteur Marcelo Jimenez. Ce dernier recherche un handicapé mental appelé Leslie qui est la clé de la résolution à de gros problèmes.

S’ensuit alors de nombreux chapitres toujours dans l’optique de retrouver Leslie tout en esquivant Ruvik, un espèce d’humain transmuté d’horreurs en tout genre qui va nous faire sacrément flipper durant l’aventure.
Ce personnage a en fait une histoire tragique qui nous est présentée sous formes d’apparitions surnaturelles et de flashbacks revécus avec notre personnage. Jeune garçon, Ruvik est passionné par la science a tel point qu’il meurtrit et tue des animaux pour ses expériences. Mal compris par ses parents, des riches catholiques qui vont lui offrir un médecin pour l’aider à être compris dans sa psychologie.
Cependant, les tourments vont commencer quand ses parents vont racheter beaucoup de terres dans leur village natal. Les habitants de cette ville, pas contents de cela, vont incendier la ferme, et par la même occasion gravement brûler Ruvik et sa soeur Laura. Elle, va décéder en étant incarcinérée sur le moment.
Une tragédie qui va mener le jeune garçon à devenir plus fou et à expérimenter de nouveaux domaines dans la science, notamment sur le cerveau humain. Enfermé dans une salle du manoir de ses parents, l’enfant va réussir à les poignarder pour s’enfuir et commencer son projet amibituex.
Ce projet, c’est le STEM, une machine capable de connecter les consciences d’esprits humains entre elles. S’il n’avait pas déjà eu assez de soucis comme ça, Ruvik est jalousé de ses prouesses scientifiques par le Docteur Jimenez, qui va faire appel à plusieurs gardes et lui voler ses exploits alors que leur accord d’échanges de cobayes pour l’expérience a été rompu. Jimenez va ainsi pouvoir créer son propre STEM et s’aventurer dans la connectique d’esprits humains.

Valait mieux pas l'énerver !

Braintastic

Notre cerveau est le principal thème du jeu. Un sujet décortiqué dans tellement de façons différentes que l’écriture globale en devient remarquable.
Entre de nombreuses métaphores jouant sur les sens de l’esprit de Ruvik, on se retrouve clairement dans quelque chose de créatif.
Cela va des mannequins contrastant de l’humanité face aux  bouts de chair qu’on affront et qui sont complètement desservis d’intelligence, ou alors de ces espèces de gardes protecteurs avec des boîtes sur la tête en référence au sombre passé torturé que Ruvik veut cacher à travers son coffre-fort. Tout est clairement placé à sa place, et jamais au hasard. Cet aspect recherché et est intelligemment amené bien qu’assez difficile à entreprendre.Il me semble y en avoir tellement qu’une analyse poussée pourrait être très intéressante, surtout lorsqu’on regarde de plus près les tableaux et autres formes de figures de références.

Mais voyons comment cet aspect ne s’apparente pas juste à ces illusions. Alors qu’en fait l’intégralité du jeu se déroule dans les souvenirs de l’esprit de Ruvik, l’histoire régit des grandes questions que l’être humain a peur d’y être confronté. Pour cela, je pense à tout l’aspect surnaturel du titre, évidemment faussé puisqu’on qu’on se retrouve dans un gigantesque cerveau psychologiquement. Et ce n’est d’ailleurs pas la dernière apparition du fantôme de Ruvik qui va prouver le contraire, puisque les indicateurs du phare annoncent qu’on soit toujours dans le STEM.

Chaque boss, chaque niveau, chaque environnement a exactement sa place où il est. Pour l’expérience de jeu, le fait que les niveaux soient complètement désordonné est un peu rebutant dans la cohérence de variété du gameplay. Autant certains chapitres comme le 3 ou le 9 sont fantastiques dans l’approche survival-horror, autant se retrouver dans des chapitres très typés action dignes d’un Resident Evil 6 lors des chapitres 11 et 12 sont assez rebutants à faire.
Le jeu a aussi ses défauts : le côté pièges en Die & Retry est abusé ou encore les défilés de scènes d’action sont mal partagés face à ce qu’amorçait le début de l’aventure.

Le chapitre 3 va vous apprendre à faire attention à vos pas

Un Climax final qui claque

Le jeu nous mène de bout en bout sur une désillusion psychologique de notre personnage Castellanos. En effet, à en voir les archives récupérables à chaque niveau, le détective a connu des dernières années particulièrement difficiles (comme indiqué dans le premier paragraphe) : chaque nuit il sombre dans le whisky pour tenter d’évacuer ses pensées troubles avec la mort de son bébé et la disparition de sa femme enquêtrice au KCPD tout comme lui. Ces éléments subsidiaires qui ne se présentent pas forcément sous le meilleur des auspices nous invite clairement à penser qu’on se trouve dans une certaine forme de folie de Castellanos ; ce qui ne sera finalement pas le cas lorsque l’on se rendra compte qu’on joue différentes étapes de la vie de Ruvik.

Le boss final, étrangement ressemblant à l’épique final de Metal Slug 3 (un véhicule contre un cerveau géant) permet d’enfin accéder à la révélation attendue durant tout le jeu. Après avoir détruit Ruvik en boss final qui a aspiré Leslie, on se retrouve à sortir d’une espèce de machine ressemblant très fortement aux capsules cryogénisées dans Alien. On en sort, et Castellanos va se diriger vers le centre de la pièce où le cerveau de Ruvik est affiché en grand.
Du coup, l’objectif est rempli : on écrase ce cerveau pour en finir ou bonne fois pour toutes de ce monde horrifique.
Mais subsiste encore la question qui est :

Sommes-nous dans la réalité ou dans encore dans le STEM ?

Et c’est là que cela va largement se compliquer.
Après avoir détruit le cerveau de Ruvik, on semble se réveiller par une courte cutscene pendant quelques secondes dans la réalité, puis on on est laissé et renvoyé dans un faux monde.

Le passage de réveil en question

Le passage de réveil en question

Dans le jeu, on joue dans deux mondes (Castellanos se réveille deux fois dans l’aventure), le réel et le monde irréel (Stem).
Les nombreux indices mettent encore en doute là-dessus… On est en tout cas confirmé qu’à partir du premier chapitre nous sommes dans l’irréel car pourquoi la ville est complètement non vivante : personne n’y vit, il n’y a aucune animation.

Les membres de l’escouade ressentent d’ailleurs des maux de têtes suite aux ultrasons que Ruvik envoie sauf Kidman, étant donné qu’il en sont sensibles et que l’incarnation humaine de Ruvik ne se fait que dans un espace limité autour de son cerveau. Ce qui mènerait à ce que la fin et l’intro soient toutes les deux dans l’irréel, à cause des ultrasons significatifs.
Ensuite, pour la question du cerveau au centre du STEM, le fait que seul son cerveau ait persisté, indique que le “vrai” Ruvik est mort dans la “vraie” vie. Coïncidence avec ce que la femme de Castellanos avait trouvé sur la mort de leur fille, comme quoi l’incident procuré était purement meurtrier ? Pour l’instant c’est trop difficile à dire. En tous les cas, Castellanos a très certainement pu tuer le “vrai” Ruvik et ainsi, Kidman, la recrue de Sebastian aurait pu apporter de la morgue de le cerveau de Ruvik au docteur Jimenez qui s’en emparé pour créer un monde délirant des idées maléfiques de Ruvik.

Kidman est encore trop suspecte et semble être liée à tout ce mal, on sait en tout cas que divers éléments nous montre qu’elle été en collaboration avec Jimenez qui la menait à une tâche bien spécifique, qui est de mener Leslie au point d’extraction (lumière du phare) avant que Ruvik ne s’en empare pour, on ne sait pas, peut-être récupérer un corps ou une force mentale qui lui correspond afin de devenir une plus forte menace. Finalement, elle devra le tuer avant qu’il le récupère, ce que Castellanos ne comprendra pas et devra ainsi combattre Ruvik en énorme cerveau ayant absorbé Leslie.

La lumière qui prouve qu'après fin, Castellanos n'est pas dans le réel

La lumière qui prouve qu’après fin, Castellanos n’est pas dans le réel

Conclusion

Avant d’y jouer je ne m’attendais absolument pas à un scénario aussi poussé et une recherche psychologique profonde et diaboliquement effrayante.
Le jeu surprend, ému par moment par son magnifique thème “Clair de Lune”, fait peur (chapitre 9 au-secours!), et condense un amas de bonnes références tirées de cultes comme Shining ou Haloween.
C’est également un rapprochement très significatif avec le cinéma autant dans la narration que dans le visuel, tout en gardant les bienfaits d’une jouabilité digne des derniers Resident Evil et agréable à prendre en main.
L’histoire et l’univers, points majeur de ce jeu font désormais de ce jeu une expérience vraiment atypique. Un jeu à “puzzle story” dont l’écriture est à l’image du film Shutter Island et la fin du jeu exceptionnelle. Je ne dis qu’une chose : Bravo Shinji Mikami !
Et surtout, vivement les DLCs pour obtenir encore plus d’informations et d’aventures tordues !

The Leslie Within, un excellent fan-art inspiré du jeu

The Leslie Within?

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2 Commentaires

  1. debydeboreves

    27 juin 2017 at 23 h 58 min

    mon jeux favoris mais je n’ai pas compris la fin puisque on voit leslie partir de l asile et en plus il a l’air normal comme si cetais plus lui .

    Répondre

  2. Irk

    at 4 h 49 min

    C’est ruvik, il est a l’intérieur du corps de leslie car sebastian a cligné des yeux 1s et leslie avait totalement disparus.

    Répondre

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